La Table de concertation des groupes de femmes de la Mauricie Bois-Francs Drummond débute cette deuxième décennie d’existence fière et heureuse de ses 53 groupes membres. Afin de répondre aux réalités différentes de ses membres et leur degré d’implication, la Table amorcera un processus d’évaluation et d’orientation de la structure de la Table avec ses membres. Elles adopteront une charte d’adhésion qui permet de raffermir les objectifs de la Table et d’élaborer des moyens pour y parvenir. Par cette charte, elle définit quatre types de membres, soit les groupes régulières, les groupes affiliées, les affiliées et les observatrices.

En février 1993, la Table s’incorpore et tiendra son assemblée générale de fondation le 28 septembre 1993. Lors de cette assemblée, Marie-Josée Tardif (groupe membre affiliée), Ginette Voyer (membre affiliée), Johanne Fréchette (groupe régulière) et Silvi Bouchard (permanente) sont élues sur le comité de gestion.

La Table et ses membres se réuniront environ cinq à six fois par année, pour des rencontres régulières, des rencontres de formations et un souper annuel. Les rencontres régulières sont utilisées afin de donner un espace d’échanges entre les groupes, de transmettre de l’information en provenance de différentes ressources, d’élaborer des stratégies communes et d’actions collectives et d’assurer un suivi aux dossiers, comités et représentations de la Table. Cette dernière offrira de la formation à ses membres selon leurs besoins exprimés, par exemple : les politiques familiales, le sexisme dans les médias, les impacts de la régionalisation sur les groupes de femmes, l’analyse différenciée selon les sexes, etc.

La Table permet également de maintenir un réseau de communication permettant d’alimenter les groupes et de favoriser la concertation en faisant l’envoi de documents, d’informations, de demande d’appuis, etc.

Quelques comités, représentations et dossiers où la Table s’est impliquée :

♀ Participation aux actions du Comité de soutien du Recours collectif Susan Thibeau : Les femmes qui reçoivent une pension alimentaire pour les enfants doivent payer de l’impôt sur leur revenu incluant cette pension alors que le payeur voit son obligation parentale déductible d’impôts ;

♀ Création d’un Comité régional pour l’organisation logistique du passage des marcheuses de la Marche Du pain et des roses ;♀Création d’un Comité régional pour l’organisation logistique du passage des marcheuses de la Marche Du pain et des roses ;

Coalition nationale des femmes contre la pauvreté : À la suite de la marche « Du pain et des roses », appui en faveur de l’équité salariale pour l’obtention d’une loi acceptable ;

♀ Participation aux actions du Comité de la Marche des femmes (MMF) de l’an 2000 et coordination régionale des activités de la MMF ;

♀ Participation au Comité régional en économie sociale (CRES) : Issu du Conseil régional du développement de la Mauricie (CRDM), ce comité est aviseur de deux programmes d’économie sociale : le programme en Mesure de développement de l’économie sociale et le programme d’économie sociale du Fonds de lutte contre la pauvreté ;

♀ Participation au Comité aviseur du Réseau des Tables de concertation des groupes de femmes : Travailler au dossier du financement des Tables, effectuer les représentations (Groupe des 13), organiser les rencontres régulières des Tables et encadrer le projet de recherche sur le besoin de réseautage des Tables.

Comité Femmes et développement régional :

  • Mise sur pied du projet Femmes et production industrielle (FPI) : Promouvoir la main-d’œuvre féminine à des emplois à la production auprès des employeurs du secteur manufacturier ;
  • Mise sur pied du projet Mauriciennes d’influence (anciennement Femmes et politique municipale) : faciliter et promouvoir l’accès des femmes aux postes décisionnels des instances locales et régionales, augmenter le bassin de candidatures de femmes à ces postes, préparer et former les femmes à occuper ces postes et favoriser le maintien des femmes dans ces postes ;
  • Mise sur pied du projet Entrepreneuriat féminin régional : Stimuler le potentiel entrepreneurial des femmes de la région auprès des futurs entrepreneurs, soutenir les femmes qui ont un projet d’entreprise, orienter de façon efficace ces femmes et consolider des entreprises de femmes.

En 1997, la Table de concertation des groupes de femmes de la Mauricie Bois-Franc Drummond change de dénomination sociale pour Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) à la suite de la création de la région administrative du Centre-du-Québec.

La TCMFM termine cette deuxième décennie d’existence avec 26 groupes membres et 8 membres individuelles, impliquées dans ses activités.