Cette troisième décennie d’actions de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) débute avec 22 groupes membres, 7 membres individuelles et une équipe de 2 travailleuses qui se partagent la coordination. Au quotidien, la réalité du fonctionnement de l’organisme se traduit et se vit par une gestion collective et féministe. Des actions à privilégier sont identifiées, afin de répondre à la mission et aux objectifs de la TCMFM :

♀ Concerter et favoriser le maillage entre les différents réseaux en vue d’actions collectives pour le mieux-être des femmes ;

♀ Entreprendre des actions, en respectant l’autonomie et le leadership de ses membres, visant l’amélioration des conditions de vie des femmes de la Mauricie, dans toutes les sphères de la vie sociale, politique, économique et culturelle ;

♀ Assurer la promotion et la visibilité des droits des femmes auprès du mouvement communautaire, des instances socio-économiques et politiques, des médias et de la population ;

♀ Analyser les réalités vécues par les Mauriciennes et développer des dossiers spécifiques à la Mauricie.

En 2002, le Comité lutte à la violence et à la pauvreté est mis sur pied et se dote du mandat d’assurer le suivi de la Marche mondiale des Femmes (MMF) de l’an 2000 et ainsi garantir une continuité aux revendications portées. Les objectifs de ce comité se réalisent par différents moyens et actions : organiser des activités de sensibilisation et de formation; partager des informations sur les enjeux actuels; susciter l’intérêt et l’implication des groupes, des alié.es et de la population à se solidariser davantage aux réalités plurielles. C’est dans ce comité que naît le bulletin les Mots D’elles qui est envoyé à de nombreuses Mauriciennes.

Dans le cadre de la Coalition nationale du Québec Marche mondiale des Femmes 2005, la TCMFM participe au travail sur l’ébauche et le contenu de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité, ainsi qu’au développement des activités en lien avec la mobilisation à Québec lors du relais mondial des femmes de cette dernière.

D’autre part, le Comité femmes et développement régional et local (CFDRL) a concentré ses actions sur différents plans : favoriser la prise en compte des intérêts et réalités des femmes ; accroître la représentativité féminine dans les instances décisionnelles ; favoriser l’autonomie financière des femmes par l’entrepreneurship ; et favoriser l’autonomie financière des femmes par la diversification de leurs choix professionnels. Ce comité a également permis de favoriser la concertation et le réseautage des actrices et des acteurs régionaux en matière de condition féminine, tout en assurant la place des femmes ainsi que la prise en compte de leurs besoins dans le développement de la région. Le comité a travaillé de concert avec la Conférence régionales des élus (CRÉ) de la Mauricie, afin d’assurer l’intégration des besoins des femmes dans les actions mises de l’avant et soutenues par la CRÉ.

Dans le cadre du projet Mauriciennes d’influence, différentes actions ont été réalisées afin de répondre à ses objectifs, tels que :

♀ Fiches techniques envoyées aux candidates aux élections de la circonscription de Trois-Rivières, ainsi qu’aux membres de la TCMFM pour les outiller dans leur intervention lors d’un débat avec les quatre candidats.es ;

♀ Confection et lancement d’un dépliant promotionnel Une banque de candidates ;

♀ Différentes activités de formation et de réseautage ;

♀ Événements annuels ;

♀ Rédaction et envoi d’un bulletin de liaison et d’information ;

♀ Campagnes publicitaires dans les médias écrits et électroniques de la Mauricie afin d’inviter le grand public (les électrices et électeurs) à contribuer à une présence accrue des femmes en politique municipale et soutenir les femmes qui se portaient candidates ;

♀ Création du site web Mauriciennes d’influence où on y retrouve, entre autres, la banque de candidates qui est mise à jour régulièrement depuis le début des années 2000 ;

♀ Le 1er Gala Mauriciennes d’influence.

En 2007, la TCMFM se dote d’un site web, afin de transmettre de l’information permettant l’avancement des dossiers portés par le mouvement des femmes.

C’est en 2008 qu’un premier contact est fait entre les femmes vivant dans les communautés autochtones de la Mauricie et la TCMFM. C’est le début d’une belle relation de collaboration et d’entraide qui voit le jour et qui se poursuit encore en 2022.

En 2010, le Comité lutte à la violence et à la pauvreté devient le comité Marche mondiale des femmes (MMF). Ce comité s’est rencontré à plusieurs reprises afin de préparer et réaliser la Journée internationale des droits des femmes, ainsi que la MMF de 2010. L’activité mauricienne a été un franc succès, près de 300 personnes se sont rassemblées malgré le mauvais temps.

La TCMFM termine cette troisième décennie d’actions avec 31 groupes membres, 13 membres individuelles et 3 travailleuses.