Trois-Rivières, le 1er avril 2025 – Dans le cadre des élections fédérales 2025, la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN) a lancé la campagne « Je vote pro-choix ». Portée régionalement par la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) et le Centre de santé des femmes de la Mauricie (CSFM), cette campagne vise à recueillir les engagements des candidat.es aux élections fédérales 2025 face au choix libre et éclairé des femmes, et des personnes qui s’identifient comme femmes, en matière de santé sexuelle et reproductive.
➔ Considérant le recul des droits des femmes en matière d’autonomie corporelle dans le contexte politique international actuel;
➔ Considérant que les femmes, les hommes trans, les personnes non-binaires et bispirituelles ont le droit inaliénable de disposer de leurs corps, d’avoir ou non des enfants, d’en déterminer le nombre et le moment, d’avoir à leur disposition les moyens efficaces, sécuritaires et adéquats pour y parvenir ;
➔ Considérant l’instabilité politique, le climat social influencé par nos voisins du Sud et la décision de la Cour Suprême américaine d’invalider l’arrêt Roe vs Wade, enlevant ainsi le droit à l’avortement à la moitié des femmes et personnes étatsuniennes;
Il est primordial que le droit de choisir l’avortement soit une priorité électorale pour tous.tes. Depuis la décriminalisation de l’avortement en 1988, il y a eu 50 projets de loi ou motions pour restreindre le droit à l’avortement au gouvernement fédéral. Le plus récent projet de loi, C-311, remonte à seulement 2023.
Nous avons le pouvoir de choisir un.e candidat.e qui s’engage à défendre le droit fondamental de chacun.e de disposer de son corps. Dans la semaine précédant le jour de scrutin, la FQPN publiera une liste des candidat.es qui s’engagent à voter contre tout projet de loi anti-choix. Préalablement, la TCMFM et le CSFM récolteront les engagements des candidat.es. Ajoutons que, par leur signature, elles et ils s’engagent aussi à :
1- défendre l’accès universel aux services d’avortements ;
2- voter contre tout projet de loi ou motion qui pourrait restreindre le droit à l’avortement ;
3- défendre et à maintenir les services d’avortement par médicament ou par instruments, peu importe les oppositions ;
4-lutter contre toute attaque, intimidation et agression contre les cliniques de soins en santé sexuelle et les personnes ayant recours aux services.
Rappelons qu’il n’y a pas matière à opinion ou à discussion sur ce que les femmes ou personnes s’identifiant comme femmes choisissent de faire de leur corps. L’avortement est un service de santé. Lorsqu’une loi interdit ou restreint l’accès aux interruptions de grossesse, elles ne cessent pas, risquent seulement d’avoir lieu sous forme clandestine avec la possibilité d’être faites dans des conditions beaucoup moins sécuritaires.
Nous invitons ainsi la population à demeurer vigilante et à suivre le dévoilement des engagements pro-choix récoltés qui seront diffusés sur les réseaux sociaux.
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Source :
Centre de santé des femmes de la Mauricie : 819-378-1661
Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie : 819-372-9328
